Par Juste Irakoze
Je le dirai sans détour
Ce jour le temps d'un court instant
le cri de mon cœur haletant figera le temps
et l'écho de sa voix brûlera de son feu
la fatalité qui te submerge peu à peu
Burundi
Y a quelqu'un qui m'a dit
Que cet endroit où j'ai grandi
Est loin d'avoir été maudit
Que ce jour qu'il me prédit
Sera normal tel un mardi
Mais que d'un coup, ce sera parti
Tuzorusha n'abandi
Débarrassé de tout bandit
De toutes ces haines qui sont bêtises
Tu t'envoleras avec maîtrise
Et nous chanterons malgré la crise
Que tu es beau qu'on se le dise
Il n'y aura plus qu'une maladie
Celle de l'amour pour la patrie
Aucun remède ne sera prescrit
Tu redeviendras notre Paradis
Ce poème est un symptôme
Bien pire c'est un syndrome
Qu'il réveille tous tes hommes
Qu'ils reprennent le kaki
Pour le boulot, pas le maquis
Que tu remarches sans béquilles
Comme un renouvellement de vœux de noces
Ce jour verra sourire tes enfants aho bari hose
les expatriés et même les albinos
Tous unis pour une croissance plus que véloce
Ce jour débutera une nouvelle vie
Et toutes mes forces je t'ai promis!


